La Transylvanie, qu’on associe souvent à la légende du comte Dracula, a bien plus à offrir que des vampires. C’est une région riche en histoire et en culture avec de nombreuses villes médiévales à visiter et de beaux paysages montagneux à admirer. Je ne vais pas vous copier coller toute sa page Wikipedia, mais en gros, il faut savoir que la Roumanie est divisée en 4 grandes régions, la Transylvanie est la région nord-ouest…

… et elle a la particularité d’être géographiquement séparée du reste du pays par la chaîne montagneuse des Carpates ce qui fait qu’elle a longtemps été sous domination austro-hongroise. Ainsi, de nombreux autrichiens, hongrois, mais aussi d’allemands s’y sont installés au cours de l’histoire. Il en résulte un grand mélange de cultures, de religions, d’architectures mais aussi de langues. On peut parfois y entendre parler hongrois ou allemand, en particulier dans la ville de Sibiu qui est officiellement bilingue roumain/allemand.
Sibiu
Nous voilà donc arrivés dans une des villes les plus allemandes de la Transylvanie : Sibiu. C’est une ambiance très agréable qui règne ici, le cœur historique est vraiment mignon. Il y a la grande place qui accueille en ce moment les voitures d’un rallye. Il y a le « pont des mensonges » sur lequel il ne faudrait surtout pas dire de mensonges en le traversant sous peine de le voir s’écrouler sous ses pieds. Et il y a toutes ces maisons qui nous observent avec leurs yeux sur leur toiture ! Je vous jure on a vraiment l’impression qu’elles nous regardent, on les appellent d’ailleurs « les yeux de Sibiu ». La vrai utilité de ces ouvertures dans les toits est simplement de permettre une ventilation dans les greniers mais c’est plus amusant de faire croire que c’était pour surveiller les gens.
À quelques kilomètres de Sibiu se trouve le Astra Muzeul, un musée à ciel ouvert dans lequel ce qu’on visite, ce sont des maisons entières ! Il y a également des églises et des moulins qui ont été transportés depuis toutes les régions de la Roumanie afin d’être conservées ici. Une immersion dans l’ancien monde rural du pays. On se promène parmi les nombreuses maisons, on y entre jeter un œil en imaginant ce que ça pouvait être que de vivre la dedans avec un confort rudimentaire.
De nombreux artisans venus de différentes régions du pays sont aussi présents. Nous discutons avec une vieille femme venant de Bucovine et qui vend des œufs peints selon la tradition de sa région. Elle nous explique dans un français quasi parfait comment sont réalisées ces petites œuvres d’art. Nous sommes admiratifs face à ce travail minutieux et ne résistons pas à l’envie d’en acheter quelques uns. Mais qu’est ce qui nous prend franchement, voyager avec des œufs dans nos sacs, quelle idée ?! Nous les protégeons bien dans du papier et en les gardant dans une boîte en plastique en espérant qu’ils ne finiront pas le voyage en mille morceaux.
Brașov
Un trajet en train plus tard, nous posons nos sacs à Brașov. Autre ville emblématique de la Transylvanie, beaucoup de touristes s’y rendent car elle facilement accessible depuis Bucarest, la capitale. Brașov est une jolie ville entourée de montagnes, depuis laquelle on peut aller faire de la randonnée et visiter plusieurs châteaux comme le fameux château de Bran qui est présenté comme étant le château de Dracula (spoiler : c’est pas vrai) et le château de Peles. Mais ayant reçu nos doses (et nos rappels) de châteaux en Slovaquie, nous décidons de faire l’impasse sur ceux-là.
Nous avons réservé un hébergement en plein centre de la ville, c’est les vacances d’été et les très nombreux touristes inondent les rues, les restaurants et les bars, on avait encore rien vu de tel depuis le début du voyage. Il faut dire que la ville est vraiment sympa, nous la visitons tranquillement, nous passons par la grande place proche de laquelle se trouve la Biserica Neagra, l’Eglise Noire qui a reçu ce nom après le grand incendie qui dévasta la ville en 1689. Nous faisons le tour des différents bastions de défense de la ville, vestiges des fortifications qui avaient été érigées pour contrer les attaques de l’empire ottoman. Et nous finissons en allant prendre un téléphérique qui nous amène jusqu’au sommet du mont Tâmpa qui surplombe la ville. On aurait pu le faire à pied mais pour être honnête, on avait grave la flemme. Comme à Hollywood, des lettres géantes blanches nous rappellent le nom de la ville, BRASOV (à prononcer BRA-CHOF au fait). Arrivés au pied des lettres, nous restons un peu pour admirer la vue avant de redescendre en ville, à pied cette fois, parce qu’on est un peu flemmard mais faut pas pousser non plus.
Bon anniversaire
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