Roumanie : Bucarest, part 3

Le Musée d’Histoire de la Communauté juive roumaine

Les branches de mon arbre généalogique sont juives et tunisiennes d’un côté et chrétiennes et françaises (Bretagne) de l’autre côté. Je ne suis pas quelqu’un de très croyant, mais la religion juive fait partie de ma culture et l’histoire du peuple juif me touche particulièrement.

Avant la seconde guerre mondiale, 750 000 juifs vivaient en Roumanie. Ils représentaient une des plus grandes communautés juives d’Europe. Le régime fasciste d’Antonescu, l’alliance avec les nazis et la Shoah ont fait baisser ce nombre à 350 000. Par la suite, sous le régime communiste, beaucoup décident de quitter le pays et émigrent principalement vers Israël, la France et les États-Unis. D’année en année, la communauté juive du pays disparaît de plus en plus. Par manque de fidèles, les synagogues sont abandonnées, certaines tombent en ruines, d’autres sont pillées ou démolies. Parmi celles qui existent toujours se trouve la synagogue de Bucarest qui a été convertie en un musée afin de conserver le patrimoine historique et culturel de la communauté juive de Roumanie qui a quasiment totalement disparu aujourd’hui, 3 200 personnes au dernier recensement.

Après avoir montré nos passeports et fait contrôler nos sacs, nous pouvons entrer dans la synagogue. L’intérieur est très jolie, il y a des colonnes, des dorures et de beaux motifs peints sur les murs, un peu chargé mais ça paraîtrait presque sobre face aux églises orthodoxes qu’on s’est habitués à voir ici. Le musée expose des objets religieux et de la vie quotidienne. Des panneaux et des cartes racontent l’évolution et la disparition de la communauté comme je viens de vous résumer.


Musée du Village Roumain

Dernière visite à Bucarest avant de prendre la route en voiture. Nous nous rendons vers le nord de la ville au « Musée du Village Roumain », un musée en plein air dédié à la vie rurale. Comme au musée Astra de Sibiu, nous découvrons ici d’anciennes maisons, églises et moulins. Chaque maison est présentée avec son histoire et son lieu d’origine. Beaucoup datent du XIXème siècle, et certaines du XVIIIème, il y a même une église vieille de 300 ans.


Et il est temps de quitter Bucarest, nous y avons passé un petit plus de temps que prévu, mais ça a été un plaisir de découvrir cette ville, son histoire et ses monuments particuliers. Nous nous rendons à l’agence de location de voitures pour récupérer le véhicule. Damien connaissant bien les pratiques du métier, il a bien pris soin de prendre une carte de crédit et non de débit. On a pas vraiment l’habitude de faire attention à ce genre de détails mais dans certains pays, si vous n’avez pas la carte de crédit, les loueurs vous obligent à prendre une assurance supplémentaire au coût souvent élevé, et c’est le cas en Roumanie. Le loueur essaye néanmoins de nous faire prendre cette assurance en nous faisant peur 😨 en nous parlant des routes dangereuses du pays, mais nous savons que nous serons bien couverts par l’assurance de la carte en cas de pépin. Ça fait partie des choses utiles à savoir lorsqu’on part en voyage ! On fera évidemment bien attention lorsque nous conduirons notre super bolide made in Roumanie, une Dacia Logan blanche.

Tiens et au passage, vous vous rappelez du peuple qui occupait la Roumanie avant que les romains ne conquièrent le territoire ? C’était les Daces ! …Dacia…Daces… et oui, c’est de là que vient le nom de la marque.

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